L’album photo du James Webb compte une galaxie de plus. Publiée le 29 août 2023 par l’Agence spatiale européenne, cette image montre le cœur de M51, alias la galaxie du Tourbillon – cliquez ici pour une meilleure résolution. Les prises de vue des caméras NIRCam et MIRI ont été combinées pour produire le cliché, dans lequel chaque point brillant est une étoile, discernable grâce au miroir de 6,5 mètres du nouveau télescope de la Nasa.
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Dans les bras spiraux de la galaxie, les lueurs rouges sont celles de poussière interstellaire, particulièrement distincte grâce à la vision infrarouge du JWST. L’orange et le jaune exhibent des régions où dominent des gaz ionisés — c’est-à-dire chauffés au point d’être chargés électriquement — par la chaleur que dégagent des amas de jeunes étoiles.
L’activité stellaire révélée
Dans son ensemble, l’activité stellaire souffle du matériau par ci, en agglomère par là… En résulte une alternance entre de brillants nœuds de matière et des zones vides et sombres. Alternance d’autant plus flagrante sur l’image prise par la seule caméra MIRI du télescope (ci-dessous). Au centre, ici d’une couleur bleutée, siège le bulbe de la galaxie où la densité d’étoiles qui y résident est plus grande qu’ailleurs.
Située à 27 millions d’années-lumière de nous, la galaxie M51 est toute proche de la Grande Ourse dans le ciel. Elle jouxte l’étoile Alkaïd, qui forme le bout du manche de la « grande casserole ». Visible toute l’année dans l’hémisphère Nord, elle est en interaction avec une seconde galaxie NGC 5195, que l’on pense partiellement responsable de sa structure spirale. Cela fait de la galaxie du Tourbillon (aussi désignée NGC 5194) une cible privilégiée des amateurs et amatrices d’astronomie.